Le taillage

Le taillage est une opération de fraisage particulière destinée à réaliser les dentures des pignons usinés préalablement par décolletage et celles des roues provenant de l’opération d’étampage.

L’histoire du taillage

Archimède est l’inventeur de la rue dentée, elle est à la base des « machines qui mesurent le temps ». Elle est aussi un élément fonctionnel fondamental de la mécanique. Robert Willis de l’Université de Cambridge s’attache à définir les règles permettant « la formation d’un jeu de roues dont deux quelconques pourront travailler ensemble ».

Dans l’Arc jurassien, dès le début des années 1900, des entreprises développent des machines à tailler les roues dentées pour l’horlogerie et pour l’appareillage. Souvent le taillage était réalisé sur le principe du taillage « dent par dent », c’est-à-dire que la fraise dite « à module » usinait une dent, puis la pièce à tailler subissait une rotation partielle (division en fonction du nombre de dents à réaliser).

En 1965, dès qu’il a été possible d’obtenir les premières petites fraises à tailler par génération pour pignons d’horlogerie, les machines à tailler par génération firent leur apparition.

Un savoir-faire industriel unique

En horlogerie, la gamme opératoire pour la fabrication d’une roue dentée est : découpe de la rondelle, décorations et finitions, mise en couleur, taillage des dents et assemblage avec le pignon.

Les roues

Les roues sont fréquemment évidées et présentes cinq bras. Ainsi allégées, elles diminuent l’inertie et améliorent le rendement de la montre, notamment dans un mouvement de base. Actuellement les roues sont, de manière quasi systématique, fabriquées par étampage ou usinage.

Le taillage des dents se fait génération. Les roues taillées sont destinées à l’horlogerie d’abord, mais aussi à des domaines aussi divers que le médical-dentaire, l’électro-ménager, les micro-moteurs, l’aéronautique, etc.

Un domaine universel, mais d’abord de l’Arc jurassien

Les machines à tailler ont été développées par des entreprises de l’Arc jurassien. En effet, il s’agit d’une industrie proche de celle du décolletage, elles sont complémentaires.